Section de Rives – Moirans – Renage
FLASH ACTU – 37 -
3 mai 2012
J – 3 second tour
Le Chiffre du Jour
40 ans : lors du débat d’entre deux tours, le candidat sortant a déclaré que les centrales nucléaires en Suisse avaient »60 ans » et que le problème n’était « pas l’âge ». En réalité, aucune centrale en Suisse n’a plus de 40 ans. Surtout, la Suisse vient de décider de sortir du nucléaire. L’exemple est donc plutôt mal choisi. François Hollande fermera une seule centrale, Fessenheim. C’est la plus veille de France construite il y a 40 ans (et mise en service il y a 35 ans) et elle se trouve sur une zone sismique.
Il a osé dire
« Nous avons le taux d’encadrement le plus élevé de l’OCDE »
Nicolas Sarkozy, le 2 mai lors du débat d’entre deux tours. En réalité, une note du centre d’analyse stratégique, organisme rattaché à Matignon, rappelle que « la France présente le taux d’encadrement le plus faible de l’OCDE, tous niveaux et tous établissements confondus (publics et privés) avec seulement 6,1 enseignants pour 100 élèves-étudiants, contrairement à des pays comme la Suède ou le Portugal où le taux d’encadrement dépasse neuf enseignants. L’éducation est au cœur du projet de François Hollande.
Le Changement c’est Maintenant
« Moi Président de la République, je serai un Président qui, d’abord, respecte les Français, qui les considèrent. Un Président qui ne veut pas être Président de tout, chef de tout et, en définitive, responsable de rien ».
François Hollande, lors du débat d’entre deux tours le 2 mai.
Gérard Longuet : la compromission permanente
Communiqué de Presse de Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande
Dans une interview au journal Le Figaro, relevant d’un service commandé qui n’échappera à personne bien loin de l’authenticité chère à Nicolas Sarkozy, Gérard Longuet a tenté piteusement d’apporter des justifications à ses propos injustifiables tenus dans le journal Minute.
Dans cette interview, le toujours Ministre de la Défense s’est encore davantage compromis en évoquant « l’intolérance et le procès en sorcellerie » des socialistes, comme pour relativiser ses déclarations pourtant inadmissibles pour un haut dignitaire d’un parti se revendiquant de la République et de la capacité à gouverner en France.
En outre Gérard Longuet a déclaré qu’il n’avait jamais « parlé de négociations » avec le Front National ce qui est proprement faux, car lorsque l’on dit qu’un parti n’est pas « disqualifié », c’est qu’on le conçoit déjà comme un potentiel partenaire crédible de négociations.
C’est oublier également la teneur du propos de ce Ministre de la République dans un journal d’extrême droite. D’un côté, une opération séduction à destination des électeurs de Marine Le Pen, qui sait « résister au plaisir des provocations » et ne pas invoquer les « Durafour crématoires » et autres « détails » de l’Histoire. De l’autre, la diabolisation absolue de la gauche, responsable même « du pacte germano-soviétique et de la Seconde Guerre Mondiale ».
La réalité, c’est qu’au lendemain du débat largement remporté par François Hollande, le camp de Nicolas Sarkozy panique, perd pied et se disqualifie par des déclarations en forme de compromissions permanentes. Nous regrettons tous que Gérard Longuet ait posé les bases d’un accord entre l’UMP et le Front National, en vue d’attirer les électeurs de l’extrême droite pour le second tour et de donner de funestes perspectives pour les législatives, mais la seule réponse qui conviendrait de la part de Nicolas Sarkozy n’est pas une interview dans Le Figaro, dont il ne restera rien, mais bien l’annonce d’un retrait du gouvernement et une suspension de l’UMP.
Sur l’immigration, Nicolas Sarkozy a eu le message comme argument
Communiqué de presse de Mireille Le Corre, Responsable du pôle immigration-intégration dans l’équipe de campagne de François Hollande.
Lors du débat télévisé, le candidat sortant a formulé un double mensonge en matière d’immigration, sur le sujet de la rétention.
Il a d’abord présenté la réforme concernant le juge judiciaire et le juge administratif comme un moyen de diminuer l’immigration légale. Quel rapport quand on sait que la question du juge porte sur la rétention des personnes en situation irrégulière avant leur éloignement, et ne concerne en rien l’arrivée des personnes sur le territoire !
Il a ensuite menti en prétendant que la lettre en réponse à France terre d’asile prévoyait la fermeture des centres de rétention. Pur mensonge ! Cette lettre rappelle le principe posé par la directive européenne dite « retour » de 2008, articles 8.4 et 15. 1, qui prévoit que la rétention doit être utilisée en dernier ressort. Conformément au droit européen, la lettre précise bien que les alternatives doivent être privilégiées et que lorsque le placement s’avère nécessaire, il convient de veiller aux conditions de vie dans les centres.
Par ailleurs, François Hollande a pris l’engagement d’interdire la rétention pour les enfants, avec pour alternative l’assignation à résidence. Faut-il rappeler que la France a été condamnée en janvier dernier par la Cour européenne des droits de l’homme ?
Agenda
4 mai : Réunion publique à partir de 19h, place du Robert Badinter, à Périgueux.
FLASH ACTU – 36 -
30 avril 2012
J – 6 second tour
Le Chiffre du Jour
91% : selon le deuxième baromètre annuel du Mouvement HLM présenté le 25 avril, 91% des Français considèrent que construire davantage de logements sociaux est une priorité. 80% estiment par ailleurs qu’il n’y a pas assez de logements sociaux en France et une personne sur deux considèrent qu’il n’y en a pas assez dans sa propre commune. François Hollande s’est engagé à faire construire au cours du prochain quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants. Retrouvez ses propositions sur le logement social en cliquant ici.
Il a osé dire
« C’est des gens très doués : ils font des sondages qui se trompent. Et ils sont payés. Et ils en vendent d’autres. Ce qui est merveilleux, c’est qu’il y a encore des patrons de chaîne – ça me gêne un peu quand c’est avec l’argent des contribuables – pour payer des études pareilles ! »
Nicolas Sarkozy, lors d’un déplacement le 24 avril, en réaction aux questions sur les sondages qui le donnent perdant. Il a réitéré ces critiques lors de son meeting du 29 avril. Pourtant, le 30 avril, le militant écologiste Raymond Avrillier —qui a reçu sur injonction de la justice les sondages commandés par l’Élysée— a révélé que le budget « sondages » du candidat sortant a, entre 2007 et 2009 (jusqu’à l’intervention de la Cour des Comptes), dépassé 6,3 millions d’euros pour 264 sondages différents. De nombreuses autres études n’ont pas encore été transmises. La plupart de ces sondages ne relèvent pas de la conduite de l’État.
Le Changement c’est Maintenant
« Je veux que la fête, si fête il y a le 6 mai, soit la fête de toute la République ! Non pas d’un camp contre un autre, d’un parti contre un autre, non, d’une France réunie, parce que ce sera notre victoire, parce que ce sera la victoire de la République, parce que ce sera la victoire de la France ! »
François Hollande, lors de son grand rassemblement républicain de Paris Bercy, devant plus de 22.000 personnes.
Nucléaire libyen : des explications sont dues aux Français
Communiqué de presse de Bernard Cazeneuve, Porte-parole de François Hollande
Dans une dépêche publiée ce jour, l’AFP évoque les conditions dans lesquelles serait intervenu, en 2007, un « deal » secret entre le pouvoir de Mouammar Kadhafi et le gouvernement français, en vue de la libération des infirmières bulgares.
Selon le magazine les Inrockuptibles, qui se fonde sur des échanges de télégrammes diplomatiques entre notre représentation à Tripoli et les autorités gouvernementales françaises, cette transaction incongrue aurait conduit à la libération des infirmières bulgares. Elle aurait porté sur des sujets nucléaires.
Ces éléments viennent corroborer les affirmations récentes de l’ancienne présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, pourtant démenties à plusieurs reprises par de nombreux membres du gouvernement et le candidat sortant. Ils posent par ailleurs deux problèmes politiques et moraux : celui des conditions dans lesquelles des accords ont pu être envisagés avec la dictature libyenne dans le domaine du nucléaire, celui des contrevérités éventuelles proférées par les ministres, relatives à cette affaire, devant la représentation nationale, qui a conduit des investigations sur ces questions dans le cadre de ses prérogatives de contrôle.
Ces éléments appellent plusieurs questions précises :
- des négociations sont-elles intervenues avec la Libye en 2007, en vue de conclure un accord en matière nucléaire ?
- des documents ont-ils été en possession du quai d’Orsay ou d’autres administrations relatifs à ces transactions ?
- quels sont les ministres qui ont eu à connaître de ces sujets ? A quel niveau de l’Etat aurait été donnée l’instruction d’engager de telles négociations ?
- ces négociations, si elles sont intervenues, ont elles été engagées en vue d’obtenir la libération des infirmières bulgares ?
La clarification de nos relations avec les dictatures est une exigence morale. Le nucléaire n’est par ailleurs compatible qu’avec la démocratie, qui seule peut garantir un haut niveau de sécurité et de transparence des activités nucléaires.
La réponse à ces questions s’impose. Elle ne saurait supporter de nouveaux mensonges d’Etat.
François Fillon : un rappel à l’ordre en forme de désaveu pour la campagne de Nicolas Sarkozy
Communiqué de presse de Najat Vallaud-Belkacem
Ce matin sur RTL, François Fillon a tenu à affirmer qu’il fallait »éviter toutes les remarques désagréables à propos des syndicats », ajoutant ne pas aimer « qu’on critique les syndicats en tant que tels », car ils « sont nécessaires au fonctionnement de l’économie et du système social français ».
Ces propos apparaissent comme un rappel à l’ordre en direction des « snipers » de l’UMP toujours prompts à stigmatiser les travailleurs à travers leurs représentants syndicaux. Si François Fillon a senti la nécessité de s’exprimer en ce sens, c’est bien qu’il admet et reconnaît le risque de dérapage incontrôlé devenu monnaie courante dans la campagne du candidat-sortant.
De telles déclarations de François Fillon apparaissent également comme un cinglant désaveu de la campagne de Nicolas Sarkozy. Elles sont l’illustration du malaise qui s’étend dans le camp de l’UMP où la stratégie de la mise en cause permanente des syndicats, des travailleurs et des corps intermédiaires est jugée inconfortable et insupportable. Que le Premier ministre d’un président-sortant en campagne s’exprime en ce sens, la veille d’un 1er mai, est bien le signe qu’un vent de panique et de réprobation s’élève à droite contre Nicolas Sarkozy et ses équipes.
Agenda
3 mai : Grande réunion publique à partir de 17h, place du Capitole à Toulouse.
FLASH ACTU – 35 -
27 avril 2012
J – 9 second tour
Le Chiffre du Jour
4,3 : selon les derniers chiffres de l’Insee, toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d’emploi s’établit désormais à 4.309.300 en France métropolitaine (+6,4% sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi de 50 ans et plus a augmenté de +15,6 % sur un an.
Il a osé dire
« Euh… J’ai voulu dire une ‘vraie’ fête du travail ».
Nicolas Sarkozy, le 26 avril sur France 2 lors de l’émission Des paroles et des actes. Le candidat sortant répondait à une question des journalistes après son mensonge sur sa fête du « vrai travail » dont il niait l’appellation alors même qu’il l’avait évoquée à plusieurs reprises devant son QG de campagne puis à nouveau lors de son discours à Saint-Cyr-Sur-Loire le 23 avril dernier.
Le Changement c’est Maintenant
« Je ne serai pas comme celui qui a exercé la fonction pendant 5 ans, qui a montré beaucoup de contradictions. Les Français ont besoin d’une relation différente avec le prochain chef de l’État. Une relation de respect. Ce qui suppose que lui-même soit dans une relation de proximité et de considération à l’égard des Français. Voilà le changement ! »
François Hollande, le 26 avril sur France Info.
Politique du logement: Sarkozy amnésique
Communiqué de presse de Thierry Repentin, responsable du pôle Habitat, Politique de la ville dans l’équipe de campagne de François Hollande.
Décidément, hier soir, dans l’émission Des paroles et des Actes, Nicolas Sarkozy avait du mal avec les chiffres et avec l’enchaînement des événements.
Première amnésie : il avait oublié qu’il y avait une crise du logement ! Il l’a donc redécouverte, en s’offusquant que certains de nos concitoyens dépensent jusqu’à 40% de leur revenu pour se loger. Pourtant, c’est lui qui est au pouvoir depuis cinq ans et c’est sa politique qui a mis du charbon dans la chaudière des prix : les aides à l’investissement locatif sans contrepartie sociale ont eu un effet inflationniste certifié par la Cour des Comptes elle-même. Pourtant, c’est lui qui a mené une politique du « tous propriétaires » à coups de cadeaux fiscaux : la déductibilité des intérêts d’emprunt créée en 2007 coûtera en tout 11 milliards d’euros avant de s’éteindre en 2016 ! Pourtant, c’est lui qui a coupé les vivres du logement social : en 2012, l’aide à la pierre pour un logement social traditionnel c’est 1 euro ! C’était plus de 7 000 euros en 2000 !
Deuxième amnésie : il avait oublié qu’il manquait des logements en France. Et d’ailleurs il ne s’en est guère souvenu au cours de l’émission, citant un chiffre de 500 000 logements manquants alors que la réalité est au double, soit près d’un million de logements qui font défaut aujourd’hui à notre pays.
Troisième amnésie : il a oublié que la division des droits de mutation – perte de recettes pour les collectivités territoriales – doit être compensée par l’Etat, c’est une obligation constitutionnelle. Voilà qui coûterait la bagatelle de 5 milliards d’euros qui viendront creuser le déficit de l’Etat.
Quatrième amnésie : il avait oublié qu’il n’avait pas d’idée ! Alors il reprend celles des autres : encadrement des loyers, taxation progressive des terrains constructibles laissés nus. Ces propositions ont été annoncées par François Hollande au mois de janvier (annoncées au Bourget et à la Maison des Métallos). Au même moment, le Sénat de gauche adoptait des amendements allant dans le même sens, tous rejetés à l’Assemblée nationale par la majorité présidentielle. En avril, le candidat Sarkozy les reprend à son compte ! Cherchez l’erreur…
Cinquième amnésie : Sarkozy-pinocchio agite le spectre de la loi de 1948 de blocage des loyers. Il n’a pourtant jamais été question de bloquer les loyers par de quelconques mesures administratives ou « soviétiques » ! François Hollande s’est prononcé de façon constante et répétée depuis janvier pour un encadrement des loyers de relocation et de première mise en location fondée sur le loyer de voisinage pour un logement équivalent grâce à des observatoires des loyers.
Le 6 mai, il faudra bien lui rafraîchir la mémoire.
Agenda
29 avril : Grande réunion publique dimanche 29 avril à partir de 14h, au Palais Omnisport de Paris-Bercy à Paris.
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